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Ils se caractérisent par l'élévation d'une motte avec les matériaux extraits du fossé entourant le site. Ils ont été connus de tous temps par les usagers de la forêt, mais sont restés inconnus de la plus grande partie de la population locale. La Motte du Bois Margot est située
en réalité sur les terres d'une propriété
privée, la Hardonnière, mais au plus près de Boulogne,
le bord du fossé entourant la motte constituant la limite privé/public.
Ce fossé de douze à quinze mètres de large au niveau
du sol enferme une motte circulaire d'une cinquantaine de mètres
de diamètre. Le fossé ne retient plus l'eau aujourd'hui,
une issue lui ayant été donnée vers le sud à
travers Boulogne. Comme pour la suivante, un plan a été La Motte de l'Ermitage donne moins dans le spectaculaire. De taille plus réduite, un cercle d'une trentaine de mètres de diamètre, elle s'entoure d'un fossé assez peu profond aujourd'hui et s'enferme dans une deuxième ligne de défense de forme trapézoïdale. La route de Bracieux à Blois écorne l'angle nord-ouest du trapèze. Cette deuxième ligne offre la particularité de s'appuyer sur un parcellaire qui limite un petit domaine en forme de coeur, tout entier au sud de la motte. Quelques tessons recueillis sur la butte permettent de situer sa période active autour de l'an mille. E.-C. Florance, comme le suggère les légendes des dessins (voir aussi ses textes), faisait -dirait-on aujourd'hui- une petite "fixation" sur les gaulois. Il reprend les plans de Saint-Venant -"J'emprunte son plan", dit-il- mais les publie dans un ouvrage titré "Age du Fer". La description qu'il donne de la Motte du Bois Margot se conclut péremptoirement par : "C'est une ancienne Motte gauloise". Il faut imaginer ces mottes, couronnées d'une palissade de pieux, avec au centre un donjon de bois. Un pont amovible permet de franchir le fossé. Ce lieu de repli d'une petite communauté de l'an mil qui a ses maisons à l'extérieur est le degré zéro des futurs châteaux forts en pierres. En illustration, visiter le château fort en construction, sur le mode du XIIIe siècle, de Guédelon (à Treigny - 89820) qui présente aussi des maquettes de mottes avec leurs installations ; ou voir : www.guedelon.com/. Au centre de la moitié sud de Chambord en cours de prospection, la Motte des comtes Thibaut rappelle les
comtes de Blois de la maison de Champagne qui furent six à porter
ce nom de 945 à 1218. Ce n'est pas en soi un élément
suffisant pour lui conférer cette datation. Du fait de sa morphologie,
les Xe-XIe siècles semblent pourtant appropriés. D'autres lieux pourraient être qualifiés de semi-fortifiés. Il s'agit d'enceintes fossoyées. Je n'en connais pas dans Boulogne, mais il en existe plusieurs dans Chambord. Des talus et fossés moins importants entourent une plate-forme (ou la limitent sur 3 côtés seulement). Particularité : le talus est parfois à l'extérieur, ce qui constitue une variante peu crédible de l'art de la fortification. On trouve, en général, sur la plate-forme des tessons de tuiles ou de poterie signalant un habitat du XIVe ou XVe siècle comme à la "Saint-Michel", ou du XVIe comme à "La Chapelle du Périou". "Le camp romain", entièrement clos par des talus extérieurs aux fossés, n'a sans doute de romain que le nom. Eléments de Bibliographie : |